Avocat litige vente immobilière à Marseille — Vice caché, promesse de vente, dol
L'achat ou la vente d'un bien immobilier à Marseille, Aix-en-Provence, Toulon, Nice ou dans la région PACA peut donner lieu à des litiges importants et coûteux. Vice caché découvert après la vente, refus de réitérer un compromis de vente, manœuvres dolosives du vendeur, DPE erroné : le Cabinet BERTUZZI, avocat en droit immobilier au Barreau de Marseille, intervient tant pour l'acheteur que pour le vendeur devant toutes les juridictions du ressort de la Cour d'appel d'Aix-en-Provence.Le vice caché en matière immobilière
Définition et conditions de la garantie
Le vice caché est un défaut du bien immobilier, antérieur à la vente, non apparent lors de la visite et rendant le bien impropre à l'usage auquel il est destiné ou diminuant tellement cet usage que l'acheteur ne l'aurait pas acquis ou en aurait offert un prix moindre (article 1641 du Code civil). La Cour de cassation a précisé que le vice doit affecter la structure du bien ou ses fonctionnalités essentielles.Exemples courants de vices cachés : présence de termites non déclarée, fondations instables, remontées capillaires généralisées, défaut d'étanchéité de toiture, fissures structurelles dissimulées par un enduit, non-conformité de l'installation d'assainissement non collectif (Cass. civ. 3e, 20 mars 2025, n° 23-18.472), présence d'amiante ou de plomb non diagnostiqués, pollution du sol, inondations récurrentes non déclarées.
L'action en garantie des vices cachés
L'acheteur dispose d'un délai de deux ans à compter de la découverte du vice pour agir (article 1648 du Code civil), dans la limite du délai butoir de vingt ans à compter de la vente. Il peut opter entre deux actions : l'action rédhibitoire (résolution de la vente : restitution du prix contre restitution du bien) ou l'action estimatoire (diminution du prix proportionnelle à la gravité du vice).La Cour de cassation a standardisé la méthode de calcul de la réduction du prix en intégrant non seulement le coût des travaux de reprise, mais un coefficient de vétusté et un coefficient de moins-value permanente, permettant une évaluation plus précise du préjudice réel.
Si le vendeur connaissait le vice au moment de la vente (vendeur de mauvaise foi), il est en outre condamné à des dommages-intérêts couvrant le préjudice moral, le trouble de jouissance, les frais de relogement temporaire et les frais de procédure.
La clause d'exclusion de garantie des vices cachés
La plupart des actes de vente entre particuliers contiennent une clause de non-garantie des vices cachés. Toutefois, cette clause est inopérante dans deux situations : si le vendeur avait connaissance du vice au moment de la vente (vendeur de mauvaise foi), la clause ne le protège pas (Cass. civ. 3e, 13 novembre 2025, n° 23-18.899) ; si le vendeur est un professionnel (promoteur, marchand de biens, constructeur), il est présumé connaître les vices et ne peut invoquer la clause.Cas pratique : un particulier vend une maison à Aix-en-Provence. L'acte contient une clause de non-garantie des vices cachés. Après la vente, l'acheteur découvre que la toiture présente un vice de conception entraînant des infiltrations. L'acheteur retrouve d'anciens devis de réparation prouvant que le vendeur avait connaissance du problème. Maître BERTUZZI assigne le vendeur : la clause est déclarée inopérante et le vendeur est condamné à la résolution de la vente et au paiement de dommages-intérêts.
La responsabilité de l'agent immobilier
L'agent immobilier a une obligation de vérification des informations transmises et ne peut se contenter de relayer les déclarations du vendeur sans contrôle. La Cour de cassation a rappelé cette obligation dans un arrêt du 13 novembre 2025 (n° 23-18.899) : l'agent qui omet de signaler un vice dont il aurait dû avoir connaissance en exerçant sa diligence professionnelle engage sa responsabilité envers l'acquéreur. Maître BERTUZZI engage la responsabilité de l'agent immobilier solidairement avec le vendeur lorsque les circonstances le justifient.Le DPE erroné
Le diagnostic de performance énergétique n'a qu'une valeur informative et ne peut fonder, à lui seul, une action en garantie des vices cachés (Cass. civ. 3e, 17 octobre 2024). Toutefois, l'acquéreur victime d'un DPE inexact peut rechercher la responsabilité délictuelle du diagnostiqueur pour manquement à son obligation d'information, sur le fondement de la perte de chance de négocier une réduction du prix. Maître BERTUZZI vous assiste dans cette action.La non-réalisation de la promesse de vente
Le refus du vendeur
Lorsque le vendeur refuse de signer l'acte authentique malgré la levée d'option et la réalisation de toutes les conditions suspensives, l'acheteur peut saisir le Tribunal judiciaire pour obtenir l'exécution forcée de la vente (le jugement vaut acte de vente) ou des dommages-intérêts compensatoires couvrant la perte de chance d'acquérir le bien et les frais engagés.La défaillance de l'acheteur
Lorsque l'acheteur refuse de régulariser sans motif légitime (la non-obtention du prêt dans les conditions prévues par la condition suspensive est un motif légitime), le vendeur peut conserver l'indemnité d'immobilisation (généralement 5 à 10 % du prix) et obtenir des dommages-intérêts complémentaires si le préjudice excède ce montant.Les conditions suspensives
Le compromis contient généralement des conditions suspensives (obtention du prêt, résultat des diagnostics, absence de servitude, purge du droit de préemption urbain). La défaillance d'une condition suspensive entraîne la caducité du compromis. Toutefois, l'acquéreur qui empêche délibérément la réalisation d'une condition suspensive (par exemple en ne déposant pas de demande de prêt) ne peut s'en prévaloir.Le dol en matière immobilière
Le dol désigne les manœuvres frauduleuses, mensonges ou réticences dolosives d'une partie qui ont déterminé le consentement de l'autre (article 1137 du Code civil). Le vendeur qui dissimule volontairement un défaut majeur — problème structurel connu, inondations récurrentes, projet d'infrastructure bruyante à proximité, servitude non déclarée — commet un dol ouvrant droit à la nullité de la vente ou à une réduction du prix, outre des dommages-intérêts incluant le préjudice moral.Cas pratique : un vendeur à Nice omet de déclarer que son appartement est régulièrement inondé lors des fortes pluies. L'acheteur découvre le problème lors du premier orage. Maître BERTUZZI rassemble les preuves (témoignages de voisins, déclarations de sinistres antérieures auprès de l'assureur du vendeur, rapports de pompiers) et obtient l'annulation de la vente pour dol.
Foire aux questions — Vente immobilière
Quel est le délai pour agir en vice caché ?
Deux ans à compter de la découverte du vice (article 1648 du Code civil), dans la limite de vingt ans après la vente. Faites constater le vice rapidement par un constat de commissaire de justice ou un expert, et consultez un avocat sans tarder.
La clause de non-garantie m'empêche-t-elle d'agir ?
Non, si vous pouvez prouver que le vendeur connaissait le vice. La mauvaise foi du vendeur rend la clause inopérante. Maître BERTUZZI recherche les preuves de la connaissance du vice par le vendeur (anciens devis, déclarations de sinistre, témoignages).
Puis-je agir contre l'agent immobilier ?
Oui, si l'agent immobilier a manqué à son obligation de vérification ou d'information. Sa responsabilité peut être engagée solidairement avec celle du vendeur (Cass. civ. 3e, 13 novembre 2025, n° 23-18.899).
Le DPE est faux. Quels recours ?
Le DPE erroné ne fonde pas une action en vice caché, mais permet d'engager la responsabilité du diagnostiqueur pour perte de chance d'avoir négocié un prix inférieur.
Mon bien est dans le Var ou les Alpes-Maritimes. Intervenez-vous ?
Oui. Le Cabinet BERTUZZI plaide devant tous les tribunaux judiciaires du ressort de la Cour d'appel d'Aix-en-Provence.